pigu

26 août 2012

Orographie mammaire

Dans son exposé sur l'influence de la forme du sein maternel sur l'inventaire phonétique des langues du monde, qui a suscité le dernier billet chez nous, le médecin et héros révolutionnaire Chen Yucang appelle le sein 乳峰 rufeng. Ce mot n'est pas le plus usuel en chinois contemporain ; on le traduirait littéralement « mont mammaire » et il m'a amené à la découverte d'un véritable prodige de la nature : le Shuangrufeng 双乳峰, paire de montagnes en forme de mamelle.

 

shuangrufeng

Source. Des photos ailleurs.

Cette merveille se trouve au Guizhou où elle domine un parc touristique du même nom. On dit que, selon le flanc qu'on observe, une étape différente de la gloire, ou le déclin, de la poitrine de la femme se révèle. D'un certain angle, on croirait voir

les seins d'une vieille dame de soixante ans, la poitrine relâchée déjà. On n'a plus la sensation d'une hauteur vertigineuse ; les mamelons ne pointent plus, fermes, vers le ciel : ils présentent l'allure digne et calme de celle qui a beaucoup vécu.


C'est peut-être pourquoi on recommande l'endroit pour célébrer la fête des mères. En effet, les Bouyei 布依 autochtones adorent cette formation :

Lors de chaque jour de fête, ils viennent ici faire des offrandes, chanter et danser ; avec la plus grande abondance de mets exquis et les danses et chansons les plus joyeuses, ils remercient la Mère Nature des dons qu'elle accorde, désintéressée, aux hommes, pour ainsi mieux exprimer leur révérence envers cette figure maternelle qui symbolise l'attention et le dévouement.
Et les jours ordinaires aussi, des habitants de la région et des hommes et femmes pieux des districts [县 xian] des alentours, ainsi que des touristes, viennent souvent auprès des Deux Seins de la Sainte Mère brûler, pleins de dévotion, de l'encens, et se prosternent devant elle pour lui demander des enfants, des richesses et de la paix. On dit même que certains touristes étrangers qu'y sont venus, émus jusqu'aux larmes par la Sainte Mère Nature devant eux, se sont agenouillés et prosternés pour l'adorer.


Malgré les éloges dispensés à ces majestueuses mamelles en pierre, elles ne sont pas les seules à les mériter. Il existe bien d'autres montagnes-sein et la Chine à elle-seule en compte encore neuf paires du moins :

 

tianzhushan

Les monts-mamelle à Tianzhushan, Anhui de cette source.


On trouve dans leur nombre les tumulus jumeaux du mausolée de Wu Zetian 武則天, comme il convient à la mémoire de la seule impératrice régnante de la Chine (en tant que souveraine et pas comme régente ou conjointe d'un empereur).

 

wu_zetian

Source

 

Mais c'est à une formation mammaire encore plus prodigieuse de devenir le sujet principal de ce post : les Wurufeng 五乳峰 ou Cinq pics-mamelle. Non pas ceux ci-bas,

 

lushan

Les cinq seins en pierre de Lushan d'après cette source.

 

à Lushan (Jiangxi), au pieds desquels il a existé un temple homonyme 五乳寺 Wuru si associé au moine Hanshan Deqing 憨山德清. En voici des ruines.

La quintuple protubérance mammaire du terrain la plus célèbre est sans doute celle qui fait partie du Mont Song 嵩山 au Henan, malgré un aspect moins imposant.

 

Le phénomène qu'on voudrait nommer pentamastie n'est inconnu ni de la nature, ni de l'art. Dans un « Mémoire sur les femmes multimammes », paru en 1838 dans les Annales d'oculistique et gynécologie, un dénommé Martin le jeune en rapporte un cas :

 

celui d'une femme Valaque, qui se trouva parmi les nombreux prisonniers faits aux Autrichiens par l'armée française en l'an VIII (1799) ; des cinq mamelles, quatre étaient très saillantes et pleines de lait, et chacune se terminait par un mamelon très-gros, très-allongé et entouré d'une auréole très-noire. [...] Ce qui achevait de rendre l'aspect de cette femme vraiment extraordinaire, c'est qu'elle était en outre affectée d'un exomphale [c'est à dire une hernie ombilicale] qui au premier aspect simulait assez bien une sixième mamelle. Cette pauvre malheureuse ne tarda pas à périr de froid et de misère, et M. Goiré [une coquille - il s'agit du médecin militaire Gorré] conçut le désir bien naturel de completter l'histoire de cette anomalie curieuse, par des recherches anatomiques sur la disposition des vaisseaux et des nerfs de la partie antérieure du thorax.

 

Voici le récit original de Percy en 1805, où on apprend que l'évènement s'est passé à Kremsmünster et que tout a été essayé pour sauver cette dame, y compris l'alcool et l'enterrement dans de la bouse :

 

Elle mourut le lendemain dans la matinée, sans qu'on eût pu la réchauffer, ni par le vin et les cordiaux qu'on lui fit prendre, ni par le fumier brûlant dans lequel M. Gorré, sachant mettre tout à profit en campagne, s'était avisé de la faire, pour ainsi dire, enterrer.


Le baron Percy décrit dans le même journal (de médecine, chirurgie, pharmacie) le célèbre polyphage Tarare, capable de manger un panier de pommes en quelques minutes, et, en un jour, un quartier de bœuf pesant autant qui lui-même.

 

Quant à l'art, le même Martin le fils dit plus bas :


dans la série de tableaux allégoriques dans lesquels Rubens a retracé les principaux évènemens de la vie de Marie de Médicis, il en est un dans le quel cette reine est représentée sur un char que suivent différentes figures emblématiques au nombre desquelles se trouve une femme à cinq mamelles. Cette figure, désagréable à la vue, et presque hideuse, ne rend point l'idée du célèbre peintre d'Anvers, et à mes yeux elle est une tache à son tableau.

Or on trouve de seins en grand nombre dans la série, mais pas de surnuméraires apparemment. Par contre dans La nature ornant les Trois Grâces, de Rubens et Brueghel l'ancien, on a bien une figure laissant voir quatre seins, sans compter un nombre non précisé sous les vêtements.

 

Nature-adorning-the-three-graces-by-Rubens-and-Brueghel

Source : Wikipédia.

 

Voici cinq mamelles exactement, dans une gravure très-allégorique, possiblement de Francis Barlow, illustrant une Gentleman's Recreation de Richard Blome, publiée à Londres en 1686.

 

barlow

Source : British Museum

 

La récréation illustrée est ici la Peinture ; le livre s'occupe également de la chasse, la pêche, le combat de coqs, les arts et les sciences.

 

L'activiste des valeurs religieuses et la décence dans les médias Mary Whitehouse a été aussi représentée en forme quintimamme par l'Anglais James Lawrence Isherwood.

 

isherwood

J. L. Isherwood, Mary Whitehouse with Five Breasts. Source : Art by Isherwood.

 

Passons alors aux Cinq Pics-mamelle de Songshan. Cette pierreuse poitrine doit sa renommée à l'ascète Bodhidharma (appelé en chinois 菩提达摩 Putidamo ou tout simplement 達摩 Damo, écrit parfois 達磨, prononcé Daruma en japonais), fondateur du bouddhisme Chan 禪 (Zen en japonais).

 

Ce moine, né peut-être en Inde, est arrivé en Chine pendant la période des Dynasties du Nord et du Sud. Le moment exact de son arrivée varie selon la source : c'était pendant les Liu Song 劉宋, (420-479) selon la Continuation du recueil de biographies de moines éminents (續高僧傳 Xu gaoseng zhuan Taishô 2060), du VIIe siècle ; tandis que des textes plus tardifs comme l'Anthologie de la salle des patriarches (祖堂集 Zutangji K 1503) veulent qu'il ne soit venu que pendant les Liang ( 502-557), où il aurait même rencontré l'empereur Wu (梁武帝 r. 502-549).

 

Ils ne se sont pas bien entendus. L'empereur était bien un bouddhiste très pieux qui construisait des temples partout et quittait le trône de temps en temps pour vivre en moine ; mais Bodhidharma répondit énigmatiquement à ses questions et le souverain le laissa vite partir vers les domaines de la dynastie Wei du Nord (北魏 386-534) établie par le peuple turc Tuoba 拓跋.



Mais pour quitter la capitale Liang de Jiankang 建康 (près de l'actuelle Nankin), Bodhidharma devait traverser le Yangtsé ; le premier pont de Nankin, avec ses colonnes monumentales, ne serait inauguré qu'en 1968,

 

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南京长江大桥

 

ce qui a poussé le moine à franchir ce vaste cours d'eau en navigant sur une simple branche de roseau.

 

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Kim Myeong-guk, 達摩圖 달마도 Bodhidharma (source)

 


Ci-dessus, la traversée vue par le peintre coréen Kim Myeong-guk 金明國 (n. 1600), surnommé le 畵佛 화불 Bouddha de la peinture, le 醉翁 취옹 vieillard ivre ou encore le  蓮潭 연담 étang de lotus

 

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Kim Myeong-guk, 達磨折蘆渡江圖 달마절로도강도 Bodhidharma coupe un roseau et traverse le Yangtsé (source)

 


On commémore cet exploit du transport fluvial sous le nom 一葦渡江 yi wei du jiang « traverser le Fleuve sur un roseau » ; l'histoire est très connue, mais elle n'apparaît pas dans les sources plus anciennes. Dans un article paru en 2000 dans le Zhonghua foxue xuebao, Cao Shibang 曹仕邦 en attribue la première mention au moine Yuanwu Keqin 圜悟克勤 (1063–1135), mais dans la forme 折蘆渡江 zhe wei du jiang  « couper un roseau (ou des roseaux) et traverser le Fleuve », formule que n'implique pas qu'il se soit agi d'un seul rameau. Selon Cao, avec le temps on aurait confondu cette phrase et une plus ancienne : d'après les Chroniques des trois royaumes (Wu shu 20), le dernier souverain de Wu, Sun Hao 孫皓 (242–284) s'est fait avertir que, si on ne renforçait pas les défenses sur le fleuve, les ennemis du Nord (la dynastie Jin 晉) « pourraient traverser le fleuve sur une branche de roseau » 一葦可航 yi wei ke hang. Cao remarque que l'expression serait très appropriée à l'époque où l'histoire sur Bodhidharma commençait à circuler : les Song du Sud étaient également menacés par des ennemis outre-Yangtsé (les Jurchen de la dynastie Jin 金) et le locus classicus était peut-être écouté souvent dans les discussions politiques du moment. Il était bien sûr connu des intellectuels de l'époque, d'autant plus que la métaphore se trouve déjà dans le Classique des vers (« Qui dira que le Fleuve-Jaune est large ? Je le traverserais sur un roseau (ou sur une botte de roseaux) » Shi jing 61 trad. Couvreur). L'idée est tentante, même si Cao ne donne pas d'attestations contemporaines de cette image appliquée à la tension avec l'empire Jurchen.


Quel qu'il ait été son moyen de transport, Bodhidharma est arrivé au temple Shaolin au mont Song et a alors décidé d'y chercher un rocher pour méditer assis devant un mur. Le lieu qu'il a choisi se trouve justement au pied des Cinq Pics-mamelle. Il est resté dans cette position pendant neuf ans et par conséquience on parle de cet évènement comme les neuf-ans-face-au-mur 九年面壁 jiu nian mianbi.

 

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Kim Hong-do 金弘道 surnommé Dan-won 檀園 (1745 - 1806?), 九年面壁坐禪 구년면벽좌선 Neuf ans de méditation assis devant le mur (source)

 

En acceptant un disciple (Huike 慧可, qui a dû se couper un bras pour être admis), Bodhidharma est devenu le fondateur d'une lignée, plus tard ramifiée, dans laquelle se revendiquent toutes les sectes Chan.

 

Au Japon, il donne son nom à un jeu du genre « un, deux, trois, soleil » ; à des ekiben, soit des bentô ou lunch-box à manger dans le train, dont la boîte représente le visage du maître ;

 

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Daruma bentô だるま弁当 de Takasaki Bentô. Source : 8tokio.com

 

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Le Fukko Daruma bentô 復古だるま弁当 en porcelaine, une édition limitée de 2006 (les coffrets sont en plastique depuis 1978). Source : ekibento.jp

 

et à deux jouets au moins : le daruma otoshi だるま落とし, un jeu d'addresse, et les figurines à vœux Daruma, espèce de culbutos à l'effigie du patriarche. Le culbuto japonais s'appelle d'ailleurs petit prêtre bouddhiste qui se redresse (起き上がり小法師 okiagari kobôshi) ; par contre en chinois culbuto se dit tout simplement 不倒翁 budaoweng ou « vieillard qui ne tombe pas », ce qui n'a rien à avoir avec Bodhidharma. On a donné parfois ce sobriquet à Zhou Enlai, qui, habile à s'adapter aux sautes d'humeur du Timonier, savait tomber toujours debout.

 

L'histoire de l'arrivée de Bodhidharma en Chine figure dans les textes Chan du canon bouddhiste déjà depuis l'époque Tang, mais le nom Wurufeng des Mamelles est plus difficile à trouver. Il n'est pas utilisé dans les biographies classiques de Bodhidharma. La première mention que j'ai trouvée est dans un recueil de voyage du géographe Ming Xu Xiake 徐霞客 (1587 – 1641), le Journal du voyage au Mont Song 遊嵩山日記 You Songshan riji.


Dans le canon bouddhiste, on fait allusion aux Wurufeng parfois dans des textes Qing comme le 續指月錄 Xu zhiyue lu  XZJ 1579 ou Continuation du recueil de montrer la lune du doigt (regarde-t-on la lune ou le doigt qui la montre ?) compilé par Nie Xian 聶先 en 1679. On y trouve ce récit de l'illumination de Fangnian 方念 (? -  1594), maître Chan de l'école Caodong (曹洞, jap. Sôtô) associé au temple Dajue 大覺寺 à Pékin.

Un jour, le maître [Fangnian] est allé devant les Cinq Pics-mamelle. Il admira [隨喜 suixi, pali anumodanâ, le « partage des mérites »] le lieu où le premier patriarche Bodhidharma passa neuf années devant le mur. Il comprit alors soudainement le grand dharma. Il alla ensuite chercher l'abbé Changrun [Huanxiu Changrun 幻休常潤] et récita :


Devant les Cinq Pics-mamelon
une bonne nouvelle :
des pierres petites et grandes
reposent sur le sol, l'une à côté de l'autre.


Changrun certifia son illumination immédiatement.

 

Atteindre l'illumination veut dire retrouver dans soi la nature de bouddha, présente, selon le Chan, dans tous les êtres. Puisqu'il s'agit d'un enseignement non exprimable en mots, une transmission parallèle aux textes, cette illumination doit survenir auprès d'un maître qui l'ait à son tour reçue d'un autre, dans une lignée remontant au Bouddha lui-même et contenant Bodhidharma en tant que premier patriarche Chan en Chine. À l'époque Song, cette transmission était devenue déjà très institutionalisée : pour être nommé (par l'État) abbé d'un monastère, il fallait avoir atteint son illumination auprès d'un maître reconnu, qui devait l'avoir attestée par écrit. Les récits des illuminations, souvent faisant mention explicite de l'émission des documents les certifiant, occupent une partie importante des textes Chan, qui servaient alors à confirmer publiquement les qualifications des clercs. Puisqu'il s'agirait de la transmission d'une connaissance qui ne se laisse pas exprimer en mots, ces récits sont souvent plutôt obscurs et ils pouvaient à son tour servir de base à la méditation dans les générations suivantes.

 

Quelques autres textes Qing font mention des Pics, par exemple le Zongtong biannian 宗統編年 XZJ 1600 et le Zhanran Yuancheng chanshi yülü 湛然圓澄禪師語錄 XZJ 1444.


Le monastère Shaolin est devenu très célèbre grâce aux très acrobatiques arts martiaux qui y ont été développés, surtout après le succès mondial du film hongkongais The Shaolin Temple avec Jet Li.

 

JetLiTheShaolinTemple

Le redoutable doigt d'honneur Shaolin. Source : Wikipédia

 

Si la tradition fait remonter les origines de cette discipline à Bodhidharma lui-même, et elle est attestée déjà au XVIe siècle, quand Jet Li est arrivé en 1979 le temple était très délabré et il n'y a trouvé que trois moines : l'abbé, le gardien d'entrée et un gardien-cuisinier.


Mais suite à sa résurrection dans les écrans, la bonzerie prospère de nouveau. Des troupes de moines-acrobates parcourent les studios de télévision et le temple est devenu assez rentable pour justifier une tentative (échouée) de l'introduire en bourse (comme dans le cas d'autres lieux sacrés).

 

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Moine volant. Source : Wikipédia


Aux yeux d'un néophyte, ces disciplines semblent plus proches de la danse que du combat, mais à leur origine se trouvait le besoin réel de protéger, sans armes ou presque, le monastère des diverses armées et bandits de toutes sortes dont abonde l'histoire tumultueuse de cette contrée. Ainsi ont-ils créé des techniques de résistance physique dont sans doute la plus méritoire est celle « de l'entrejambe de fer » 铁裆功 tiedanggong. En voici une démonstration :

tiedanggong

Des relations harmonieuses entre clergé et militaires (source)

 

et des vidéos.

 

Ces talents ont pourtant manqué au moment de s'en servir : pendant la Révolution Culturelle, des lycéens dérangés ont détruit le monastère, fouetté les moines-guerriers et en chassé la plupart vers les bois des alentours.

 

Profitant des avances de la physique des ondes et leur application technologique, la société Hechongtian 鹤冲天 (« la grue monte vers le ciel », un cipai ou patron de versification Song), de Jinan, a créé un dispositif qui permet de durcir le bas-ventre plus aisément que chez les moines-bateleurs, bien sûr à d'autres fins. L'engin s'appelle « Prince de l'entrejambe de fer » 铁裆公 tiedanggong, un habile jeu de mots que rend la marque homophone au nom de la technique ferrificatrice génitale Shaolin.

Voici la description du fournisseur (c'est moi qui met en gras).

 

Le dispositif tonifiant « rénal » [terme de médecine chinoise qu'on comprendra tout de suite] « Prince de l'entrejambe de fer » et le dispositif de bien-être conjugal  « Bonheur, ha ha » [乐哈哈 Le ha ha] sont des produits de la série « Le ministre/docteur Bonheur » [乐大夫 Le Dafu/daifu]. L'appareil tonifiant rénal « Prince de l'entrejambe de fer » est un dispositif stimulant la sexualité masculine. La différence avec l'aphrodisiaque Viagra [du sanscrit vyâghra 'tigre', 伟哥 weige ou « grand frère » de son nom chinois] est que l'appareil « Prince de l'entrejambe de fer » est sans danger et efficace, n'occasionnant pas d'effets indésirables. En combinant la technique Shaolin de l'entrejambe de fer, dont le but est une bonne condition physique, la technique taoïste de se couvrir les « reins » [du creux de la main, 兜肾功 dou shen gong, une autre méthode de ferrification de l'entrecuisse], qui met l'accent sur la santé dans les relations maritales, et la technique du rajeunissement [lit. du retour au printemps] de la virilité [壮阳回春功 zhuangyang huichun gong] visant à l'accroissement de la puissance sexuelle, le « Prince de l'entrejambe de fer » utilise des fonctionnalités de résonance magnétique et infrarouge lointain et des méthodes de massage de simulation tels que la vibration sur des points d'acupuncture pour faire bouger les reins externes [terme de médecine chinoise pour les testicules]. On atteint ainsi les objectifs de la tonification rénale et la fortification de la virilité, le rajeunissement et l'enveloppement des reins et l'augmentation de l'énergie lors des relations maritales. Au moyen d'un miniordinateur digital télécommandé permettant de choisir entre différentes intensités, l'appareil de gymnastique génitale masculine « Prince de l'entrejambe de fer » arrive à simplifier une technique martiale fort compliquée à l'origine et, en quantifiant le mouvement de résonance magnétique, il applique un massage sur les organes génitaux masculins : testicules, périnée et pénis. Grâce à la simplicité de son fonctionnement et son confort d'utilisation, le  l'appareil de gymnastique génitale masculine « Prince de l'entrejambe de fer » est devenu un outil indispensable pour la santé de l'homme moderne.

tiedanggong1

L'appareil (source)

 

On peut en devenir l'heureux propriétaire moyennant 598 yuans soit 75 euros environ.

Édité le 27 août.

 

 

finis

 


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